Imaginez que vous viviez dans un grand manoir avec votre famille.
Un jour des barbares débarquent chez vous, assassinent sauvagement la moitié des vôtres, expulsent les survivants et les contraignent à vivre dans une cabane délabrée se situant dans le bois avoisinant.
Les nouveaux locataires font peser sur vous toutes sortes d’injustices. Ils font de vous des sous-hommes, vous font travailler en échange d’une paire de chaussures, de quelques pièces, ou de coups fouets. Vous en êtes réduits à vous nourrir de châtaignes et d’escargots pour survivre. Les plus faibles ne résistent pas longtemps.
Les années passent.
Les occupants illégitimes vous font refaire la tuyauterie de la maison à l’aide d’un matériel qui n’était pas en vente lorsque vous étiez encore les maîtres des lieux.
Tous les jours vous priez ces voleurs de vous rendre votre bien ou de mieux vous traiter, mais ils le refusent et ils répriment chacune de vos requêtes avec violence.
Un matin une révolte éclate et les voleurs sont chassés. Vous vous retrouvez seuls à faire l’inventaire de vos souffrances et de vos pertes, mais les voleurs revanchards n’ayant pas assimilé leur défaite se manifestent inlassablement pour hurler que vous n’êtes génétiquement bons à rien et que vous devriez leur être reconnaissants pour la nouvelle tuyauterie qu’ils se louent d’avoir apportée.
Cette tuyauterie vous auriez pu la mettre.
Pour les prétendus biens faits de la colonisation, c’est exactement pareil.
La France n’a donc rien apporté aux indigènes. Elle n’a fait que les voler, et les avilir psychiquement et physiquement.
Les origines de la révolution industrielle ne sont pas françaises mais anglaises. L’agriculture intensive n’est pas non plus française.
Des écoles, des routes modernes, des hôpitaux, et des industries, l’Algérie en aurait construits.
C’est toujours de cette manière que ça se passe: Des gens font une découverte à un endroit du monde, et celle-ci est reprise partout.